pratique Fiche n°254
  • Publication 24 août 2026

Aménagements cyclables temporaires lors des chantiers

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Image générée par l’IA sur Copilot

 

Logigramme pour la prise en compte des cyclistes lors des chantiers

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Ce que l’on fait pour les voitures, on le fait pour les cyclistes.

 

Enjeux et objectifs

En Wallonie, les aménagements doivent être conçus en tenant compte du principe STOP, qui hiérarchise les choix de mobilité en donnant la priorité aux modes actifs, puis aux transports publics et enfin au trafic motorisé individuel et de marchandises. Même pour des aménagements provisoires en phase chantier, ce principe reste d’application.

Les diverses fiches du dossier thématique « Cyclistes » consacrées aux infrastructures cyclables permettent d’apprécier les enjeux d’un site, les objectifs poursuivis et le contexte local.

Sur cette page, nous mettons l’accent sur les choix à opérer dans le contexte spécifique et évolutif des chantiers. L’objectif est d’aider à prendre des décisions cohérentes et proportionnées et de maintenir un cheminement praticable lorsque les travaux perturbent les conditions habituelles de circulation des cyclistes.

Le principe d’intervention général est qu’on fait pour les cyclistes ce que l’on fait pour les automobilistes, lors des chantiers.

 

Terminologie

Pour désigner les mesures possibles, nous utilisons les termes suivants :

Couloir cycliste : cheminement provisoire aménagé au droit du chantier pour permettre aux cyclistes de poursuivre leur trajet en sécurité. e.3.02.04-figure-3-photo.jpg
Itinéraire de déviation : parcours alternatif imposant un écart par rapport à l’itinéraire habituel lorsque le maintien du passage au droit du chantier n’est pas possible. e.3.02.04-figure-4-photo.jpg
  ©SPW-MI - Image non contractuelle

 

Obligations applicables en Wallonie

Assurer le confort d’utilisation et la praticabilité

La réglementation en Wallonie impose de prendre en compte les cyclistes lorsqu’un chantier perturbe un cheminement cyclable existant, qu’il soit séparé physiquement de la chaussée (par exemple : D7  article-2381D9  article-11083, F99a  article-2337 ) ou simplement séparé visuellement de celle-ci (piste cyclable marquée). Le dispositif retenu doit assurer une circulation compréhensible, aussi sûre que possible et adaptée au contexte de la voirie.

Les principales références applicables sont disponibles dans la réglementation wallonne relative à la signalisation de chantier et aux prescriptions techniques. Elles doivent être consultées conjointement pour vérifier les obligations propres à la catégorie de chantier, à la vitesse pratiquée avant travaux et au type de voirie concerné :

a)    Accès direct à l’Arrêté du Gouvernement Wallon du 16/12/2020, qui s’applique pour toutes les voiries situées en Wallonie (AGW portant sur la signalisation des chantiers, des conteneurs et des obstacles placés sur la voie publique) et son complément du 06/06/2024.
b)    Accès direct au document Qualiroutes Chapitre L : Signalisation pour les voiries régionales ou les chantiers qui bénéficient d’un financement wallon.

En outre, les instructions méthodologiques diffusées début 2026 concernant les exigences lors de la fermeture du RAVeL, des cyclostrades et des itinéraires cyclables structurants restent en vigueur au SPW Mobilité Infrastructures.

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Arrêté du Gouvernement Wallon du 16/12/2020

Lorsqu’il est nécessaire de guider, maintenir ou dévier les cyclistes, le réaménagement temporaire doit être conçu de manière à :

  • Assurer le confort d’utilisation et la praticabilité

 

Le couloir cycliste ne doit pas être entravé par des dépôts de matériaux, des socles, des véhicules de chantier ou des équipements temporaires. Il doit présenter des caractéristiques compatibles avec un déplacement à vélo sûr : un revêtement stable, propre et régulier, sans flaques persistantes, sans gravillons et sans ressauts dangereux.

En tant qu’aménagement temporaire, le couloir peut comporter des dispositifs amovibles, pour autant qu’ils soient jointifs, stables et franchissables sans perte de contrôle.

Les points suivants méritent une vigilance particulière :

Les bordures, plaques, passe-câbles et changements de niveau doivent être traités de manière à éviter tout ressaut supérieur à 2 cm, susceptible de déstabiliser un cycliste, en particulier par temps humide ou en présence d’un trafic bidirectionnel dans un espace étroit (croisements).

Lorsqu’un ressaut ne peut être évité, il convient de le compenser au moyen d’un dispositif de transition progressif. Cette précaution est particulièrement bénéfique aux vélos cargos, remorques, vélos adaptés et autres cycles plus sensibles aux irrégularités.

Si une pente est mise en place, le Guide Régional d’Urbanisme (GRU) fixe des règles qui constituent une obligation pour tous les travaux entrant dans son champ d’application et des recommandations sont formulées concernant les aménagements cyclables dans la fiche 439.

La bonne pratique, aux abords d’un chantier, consiste à adopter une pente longitudinale maximale de 5 %.

 

Réduire la longueur du parcours de déviation au minimum

La déviation doit rester aussi courte que possible (maximum 600 m). Dans certains contextes, la réduction du trafic motorisé ou la fermeture partielle d’une section permet de maintenir un passage utile pour les modes actifs plutôt que d’imposer un long détour.

Le choix doit donc être fait entre maintenir un passage pour les modes actifs ou pour le trafic automobile qui parcourra plus facilement de plus longues distances.

 

Faire en sorte que ce soit adapté aux personnes handicapées ou malvoyantes

Cette exigence ne vise pas uniquement l’accessibilité universelle piétonne. Elle concerne aussi certains cyclistes qui ne peuvent ni porter, ni manœuvrer facilement leur vélo, par exemple en présence d’un vélo cargo, couché ou électrifié. 

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Image générée par l’IA sur Copilot

Les dispositifs mis en place doivent rester franchissables et lisibles, ce qui implique de supprimer les marches, les ressauts importants ou les obstacles latéraux difficilement perceptibles.

La visibilité des dispositifs de balisage ou de franchissement doit être assurée en conditions de faible luminosité.

 

Sécuriser le parcours par rapport à la circulation automobile et aux mouvements sur le chantier

Les zones réservées au chantier doivent être clairement délimitées afin d’éviter toute confusion avec l’espace restant accessible au public.

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Est-ce un dépôt de matériaux, une chicane ou un dispositif anti-intrusion ?

 

Analyse de cas

En pratique, trois configurations principales doivent être distinguées :

Cas 1 : Il existe un cheminement cyclable séparé de la chausséePeu importe ici que la séparation soit uniquement visuelle ou physique..

Cas 2 : Les cyclistes circulent sur la chaussée, en mixité avec le trafic automobile.

Cas 3 : Aucun aménagement cyclable identifiable n’existe, mais la présence de cyclistes doit néanmoins être prise en compte.

 

Cas 1 : Il existe un cheminement cyclable séparé de la chaussée

Exemples :

e.3.02.04-figure-7-photo.pngUne piste cyclable marquée

e.3.02.04-figure-8-photo.pngUne chaussée à voie centrale

e.3.02.04-figure-9-photo.jpgUn aménagement D7

etc.

 

A-retenir-jaune-det.png Avant travaux, le cycliste dispose d’un espace qui lui est dédié, séparé de la chaussée ? Dans ce cas, un cheminement cyclable séparé doit lui être proposé pendant le chantier. Comment ? Soit en aménageant un couloir cycliste, soit en créant un itinéraire de déviation (impliquant un détour court, lisible, sûr et accessible).

 

Cela concerne les 5 premières catégories de chantiers identifiées dans l’« AGW Chantier » Raccourci utilisé pour désigner l’Arrêté du Gouvernement wallon du 16 décembre 2020 et son complément de 2024..

Seuls les chantiers temporaires et mobiles, relevant de la 6ème catégorie, font exception à l’obligation de prise en compte spécifique des cyclistes lorsque les travaux perturbent leurs conditions de circulation.

Pour les arbitrages en lien avec la géométrie des lieux, la vitesse à considérer est celle qui s’applique avant l’établissement du chantier. Peu importe qu’il y ait ou non une limitation de vitesse temporaire instaurée dans la zone de travaux : cela ne change pas la catégorie du chantier.

Dans ce chapitre, nous isolons ce qui est obligatoire et ce qui est recommandé, indépendamment des prescriptions communes concernant l’aménagement du couloir (balisage latéral, protection en cas de dénivelé supérieur à 20 cm etc.) ou la création d’un itinéraire de déviation.

 

Chantiers de 1ère catégorie (AGW) : V > 90 km/h

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Obligation

On conserve la séparation avec le trafic automobile :

-  Un couloir mis en œuvre de façon telle qu’une largeur utile minimale de 1,00 m soit assurée

-  À défaut une déviation

 

Recommandations

-  Si possible, on conserve la largeur existante du cheminement cyclable avant travaux.

-  Lorsque le couloir longe la chaussée circulée, un écart de sécurité (un espace tampon) de 2,00 m est recommandé. À défaut, une séparation physique doit être prévue entre le trafic et les cyclistes. La bonne pratique pour cela consiste à installer des blocs de guidage en plastique de type "New Jersey". 

 

Chantiers de 2ème catégorie : 50 < v ≤ 90 km/h

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Obligation

On conserve la séparation avec le trafic automobile :

- Un couloir de 1,5 m de large minimum lorsqu’un seul type d’usager actif l’emprunte (cyclistes ou piétons)

- Un couloir de 2 m de large minimum si plusieurs types d’usagers actifs sont amenés à l’emprunter (cyclistes et piétons)

- À défaut un couloir de 1 m de large minimum

- À défaut une déviation

 

Recommandations

-  Si possible, on conserve la largeur existante du cheminement cyclable avant travaux.

-  On contrôle la largeur de l’espace tampon. Elle doit être conforme aux recommandations générales.

 

Chantiers de 3ème catégorie : v ≤ 50 km/h

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Obligation

On conserve la séparation avec le trafic automobile :

- Un couloir de 1,5 m de large minimum lorsqu’un seul type d’usager actif l’emprunte (cyclistes ou piétons)

- Un couloir de 2 m de large minimum si plusieurs types d’usagers actifs sont amenés à l’emprunter (cyclistes et piétons)

- À défaut un couloir de 1 m de large minimum

- À défaut une déviation

 

Recommandations

- Si possible, on conserve la largeur existante du cheminement cyclable avant travaux.

- On contrôle la largeur de l’espace tampon. Elle doit être conforme aux recommandations générales.

- Comme on est dans un contexte général d’agglomération où le cycliste pourrait être tenté de se réinsérer sur la chaussée plutôt que d’emprunter un couloir partagé avec les piétons, un abaissement temporaire de la vitesse à 30 km/h dans la zone concernée est une mesure à examiner.

 

Chantiers de 4ème catégorie

Ce sont les chantier établis en dehors de la chaussée qui représentent un danger pour les piétons, les cyclistes et les conducteurs de cyclomoteurs à deux roues.

L’AGW Chantier comporte trois chapitres distincts, en fonction de l’emplacement de ce type de chantier. Toutefois, le dernier d’entre eux ne mentionne que les piétons. Puisque nous nous focalisons sur le cheminement cyclable, deux cas sont possibles :

Les cyclistes doivent quitter le trottoir ou la piste cyclable sans emprunter la chaussée

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Schéma R.4/01d AGW 16/12/2020, extrait du site Qualité & Constructions (sans l’option « filet »)

 

Legal-det.pngObligation

-    Un couloir doit être aménagé de même largeur que le cheminement interrompu

-    Lorsqu’en raison de la configuration des lieux, cela n'est pas possible, la largeur du couloir peut être réduite à 1 m

-    À défaut une déviation

 

Les cyclistes ne doivent pas quitter le trottoir ou la piste cyclable

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Schéma R.4/02b AGW 16/12/2020, extrait du site Qualité & Constructions (sans l’option « filet »)

 

Legal-det.pngObligation

Cette configuration est possible si la largeur restante est d’au moins 1 m. À défaut, on considère qu’on se retrouve dans le cas précédent, celui où les cyclistes doivent quitter le trottoir ou la piste cyclable sans emprunter la chaussée.

 

 

5ème catégorie : les chantiers exécutés uniquement à certaines heures – de jour – de nuit

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Obligation

Appliquer, selon la situation rencontrée, les principes de maintien ou de déviation déjà décrits ci-dessus pour les catégories inférieures.

Pas d’éclairage de jour, moins la nuit.

 

Recommandation

Même lorsque la réglementation admet ponctuellement une largeur de 1 m, il est recommandé de conserver autant que possible la largeur du cheminement cyclable existant. Une largeur de 2 m reste préférable lorsque des cyclistes doivent se croiser (cheminement bidirectionnel) ou qu’il y a cohabitation avec d’autres usagers actifs (piétons…).

 

 

Cas 2 : Il existe un cheminement cyclable en mixité avec le trafic automobile

Exemples :

e.3.02.04-figure-12-photo.pngSur une bande cyclable suggérée

article-12666

Dans une zone cyclable

article-6647

Dans une zone de rencontre

etc.

Pour sécuriser les cheminements des cyclistes et que ceux-ci perçoivent qu’ils ont été pris en compte dans l’organisation du chantier, les adaptations suivantes sont à envisager.

 

Maintien d’une vitesse réduite

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Une limitation de vitesse à 30 km/h est à prévoir lorsque les cyclistes sont en mixité avec la circulation automobile afin de réduire le différentiel de vitesse entre les différents types usagers. (En zone de rencontre, il va de soi que le 20 km/h reste d’application).

 

Sens unique limité (SUL)

C1-et-M2-SUL.png       F19-et-M4-SUL.png
Sens unique limité (SUL)

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Image générée par l’IA sur Copilot
On y voit la signalisation d’un côté de la rue.
Dans l’autre sens de circulation, il doit y avoir un signal F19 avec additionnel M4.

Lorsqu’on ne maintient qu’un seul sens de circulation et que la largeur de la chaussée restante est d’au moins 3 m, la mise en place d’un sens unique limité (SUL) est une possibilité à envisager. 

 

Accès interdit dans les 2 sens

article-6459

Comme pour la situation précédente. Une voirie entièrement fermée à la circulation automobile peut souvent laisser la place suffisante pour le passage des cyclistes. Dans ce cas, un additionnel de type M2 article-10551 ou M4 article-10551 est placé sous le signal C3 article-6459 pour autoriser le passage des cyclistes.

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Le balisage du couloir est réalisé comme expliqué au chapitre 5.5 à hauteur du chantier.

Ainsi que le montre la photo ci-dessus, l’itinéraire pour rejoindre le couloir/chantier ne nécessite pas d’équipement particulier autre que de la signalisation de police et directionnelle cyclistes/piétons.

 

Feux tricolores

Il est parfois nécessaire de mettre en œuvre un alternat au moyen des signaux B19 article-6407  et B21 article-6409   auxquels peuvent être ajoutés des feux tricolores.

Dans ce cas, il faut se poser la question de l’opportunité de poser des signaux B22 article-2737 ou  B23 article-2755 afin de permettre le franchissement du feu. 

Prévoir un couloir pour les cyclistes est recommandé.

 

Cas 3 : Il n’y a pas de cheminement cyclable existant

En l’absence de cheminement cyclable, la présence des cyclistes est réduite mais elle ne doit pas pour autant être ignorée. L’analyse doit porter sur la signalisation présente, les points générateurs de trafic cycliste (gare, Ravel proche…) …

Si des signaux (par exemple un F34b2 ou des panneaux renseignant un itinéraire « points nœuds ») sont présents, on appliquera les recommandations « Mixité ».

À défaut, aucune précaution particulière ne semble nécessaire pour la prise en compte de cyclistes hypothétiques. 

 

Déviations

Lorsqu’une déviation est nécessaire, son tracé doit être conçu en fonction du type de cheminement existant avant le chantier et en limitant autant que possible la longueur du détour imposé.

Attention qu’il existe des prescriptions spécifiques concernant les déviations occasionnées par des travaux sur le réseau cyclable structurant lui-même (RAVeL, cyclostrades, …).

 

Signalisation des déviations

Des panneaux temporaires doivent indiquer clairement l’itinéraire de substitution dès le point où la déviation commence.

Le signal F41 article-11530  peut convenir pour une déviation générale, mais il est souvent insuffisant et peu pratique pour le balisage à destination des cyclistes et des modes actifs en général.

Des signaux compacts de format 300/300 mm sont plus adaptés. Ils permettent l’indication de plusieurs destinations ou types d’usagers. Cette signalétique directionnelle (proche d’un F34b2) est plus claire et fonctionnelle. Il est recommandé de la privilégier :

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Le premier panneau doit être placé précisément au début de la déviation, et non au droit du chantier. Sinon, les cyclistes risquent d’entrer dans la zone de travaux pour éviter un demi-tour jugé trop long.

 

Longueur maximale de déviation

Une longueur de déviation est considérée par des cyclistes comme :

  • raisonnable si elle n’augmente pas la longueur de parcours de plus de 200 m ;
  • trop importante au-delà de 600 m, soit 2 minutes de détour. Selon les études comportementales, au-delà de ces valeurs, le cycliste cherchera à forcer le passage dans le chantier (qui ne lui sera pas adapté) ou délaissera le vélo pour un usage quotidien.

 

Couloir pour cyclistes

Comment aménager un couloir cycliste

Le respect des largeurs minimales ne suffit pas à garantir un couloir cycliste sûr, lisible et confortable. La qualité du revêtement, la continuité du tracé, la lisibilité de la signalisation, la gestion des obstacles et la cohérence des transitions sont tout aussi déterminantes pour permettre un passage praticable pendant toute la durée du chantier.

En complément des critères de sécurité et d’accessibilité prévus par l’AGW Chantier, il convient d’appliquer plusieurs recommandations spécifiques aux déplacements à vélo afin d’éviter les reports inadaptés vers la chaussée ou les conflits d’usage.

Le couloir cycliste mis en place doit, autant que possible :

  • être praticable en largeur, en hauteur (≥ 2,20 m) et en qualité de revêtement ;
  • rester lisible, visible et compréhensible de jour comme de nuit ;
  • éviter les conflits avec les mouvements du chantier et le trafic motorisé ;
  • maintenir l’accès aux propriétés riveraines et aux fonctions locales ;
  • être balisé et signalé sans ambiguïté ;
  • être mis en place avant le démarrage du chantier et contrôlé régulièrement.

 

Dispositif de balisage à utiliser

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  • dispositifs utilisés pour le balisage du couloir cycliste entre le trafic automobile et le couloir cycliste sont de type IIc de l’annexe 2 de l’AGW Chantier.
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  • Les barrières utilisées pour la séparation entre la zone de chantier et le couloir cycliste sont décrites à l’annexe 4 de l’AGW Chantier.
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Pour garantir la visibilité, au moins une balise sur deux doit être équipée d'une lampe jaune sauf en 5ème catégorie de jour. 

En présence de terrassement, si la différence de niveau avec le chantier est supérieure à 20 cm, une barrière est obligatoire sur toute la longueur.

Lorsque le couloir cycliste est réalisé par une piste cyclable marquée temporaire, celle-ci est réalisée au moyen d’un marquage orange. A contrario, une traversée cyclable sera elle réalisée avec du marquage blanc.

En 5ème catégorie, le balisage latéral (avec le trafic automobile) peut être réalisé au moyen de cônes.  e.3.02.04-figure-18-dessin.png

 

Éclairage

Si un éclairage public est présent sur le cheminement interrompu par le chantier et que celui-ci ne permet pas un niveau de luminosité suffisant sur le couloir de contournement, il est recommandé de mettre en place un éclairage temporaire pour assurer une luminosité suffisante et un contrôle social.

 

Les obstacles sur le cheminement (matériaux, signalisation, véhicules…)

On veillera à ne pas dégrader l'état des voies circulées.

Les dépôts de matériaux ou de signalisation, y compris pour le chantier, doivent être localisés hors des cheminements cyclables. À défaut, ils doivent rester visibles de jour comme de nuit et ne pas diminuer la largeur sous les imposition/recommandations. Un balisage lumineux doit être mis en place lorsque l’éclairage des vélos ne suffit pas à assurer leur repérage.

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Mauvaise pratique observée sur le terrain : nouvelle section de Ravel utilisée pour stationner des véhicules de chantier

 

Revêtement

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Image générée par l’IA sur Copilot
Outre le manque de barrière, le cheminement jonché de pierres peut présenter un risque de chute

Comme pour le trafic automobile, la qualité du revêtement doit être maintenue dans un état permettant un niveau de confort et de sécurité suffisant par tous les temps. 

La circulation des cyclistes sur une épaisse couche de gravier, un accotement meuble ou des bordures saillantes de plus de 2 cm (passe-câbles, bordures de trottoir, etc.) est à proscrire.

 

Autocontrôle

Obligation fixée par l’AGW Chantier : Une inspection quotidienne de l’état et du placement de la signalisation est réalisée ainsi qu’après chaque épisode météorologique pouvant perturber ou endommager la signalisation (tempête, orages, neige, …).

Recommandation : Il convient de vérifier la signalisation (y compris des déviations) avant l’ouverture au trafic. Il est régulièrement conseillé de demander à une personne ne connaissant pas le chantier de se rendre sur les lieux. Il est fort probable qu’elle trouvera de petites améliorations à forts impacts pour tous les modes de déplacement. 

Obligation Qualiroutes : L’itinéraire cyclable ou, le cas échéant, le cheminement des usagers actifs doit être intégré dès l’élaboration du plan de signalisation, avant la demande d’autorisation prévue à l’article 2, § 1er, de l’AGW Chantier.

 

RAVeL, cyclostrades et itinéraires cyclables régionaux structurants

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Les interventions sur ces types d’itinéraires font l’objet d’une fiche spécifique qui précise les possibilités d’intervention, les vérifications à opérer, la communication et la signalisation à mettre en place.

 

Pour aller plus loin dans la prise en compte de l’accessibilité

Concernant les bonnes pratiques en milieu urbain

Certaines prescriptions appliquées en Région de Bruxelles-Capitale constituent une source d’inspiration utile pour renforcer la qualité de l’accessibilité et du guidage temporaire en Wallonie, en particulier lorsque le chantier concerne des cheminements complexes ou des publics diversifiés.

Annexes de l'arrêté du 4 AVRIL 2019. - Arrêté du Gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale du 4 avril 2019 exécutant l'ordonnance du 3 mai 2018 relative aux chantiers en voirie publique - Pages 248 et suivantes

 

Sources et infos

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Les informations publiées dans la Sécurothèque sont fournies à titre informatif. Sur le terrain, la réalisation des aménagements découle d'exigences spécifiques, examinées au cas par cas.